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Projects

 

UL IBA 2 Graduation Projects 2012

BEIRUTlink , By Nancy Azar

 « La frontière n’est pas un fait spatial avec des effets sociologiques, mais un fait sociologique qui prend une forme spatiale ». – Georg Simmel
Du chaos et du vacarme d’une ville dont les communautés, les groupes et les identités ne cessent de se rejeter mutuellement, naissent des ruptures, sous leurs différentes formes. Beyrouth a toujours été un espace multiconfessionnel une combinaison de cultures, d’affaires et de divertissements… Une dessiccation avait eu lieu par l’avenue Fouad Chehab séparant le centre ville de son environnement du Sud, de même ont fait l’avenue Charles Helou, Rue Georges Haddad, et la rue Fakhreddine, par conséquence, nous nous trouvons face à une ségrégation remarquée entre la ville de Bachoura et la ville de culture Beyrouth…  Le centre ville devint détaché de son entourage…
Parler donc de ruptures urbaines, c’est parler d’un espace urbain qui n’est pas pour toutes les couches de la population, un espace d’entrecroisement des liens sociaux, mais, au contraire, un espace de privation totale ou partielle, des supports de leur protection et de leur reconnaissance.
Comment l’architecture pourra recuire un tissu urbain déchiré, ségrégé par des micros territoires homogènes, partagé sur des critères visibles communautaires et confessionnels ? Et quels sont par la suite, les traits principaux d’un tel projet ?
Mon projet traite alors un sujet socio culturel, partant de la ville de Beyrouth vers une ville détachée socialement, ainsi que culturellement, tout en assurant une interaction artistique.
Il s’agit donc d’inventer le lieu :
. Faire du site une matière de projet
. Prendre en compte l’histoire du lieu, pour stimuler la mémoire amnésique des libanais, par un musée culturel vers un centre socio artistique.
Et donc élaborer un centre d’art interactif dans un site à valeur historique: BeirutLink
LE PROJET
Le terrain prendra place près de l’église St Vincent de part et d’autre de l’autoroute « Ring » dans deux zones différentes, le centre ville et Bachoura.
L'objectif est de reconnecter d’une manière qui élargit un lien vers l'autre côté du projet, côté centre-ville, dans le but d’élargir le rayonnement du centre ville brisé par l’autoroute. Ainsi, une artère en cours de production pour régénérer et réactiver la région de Bachoura. Elle se trouve à l’ouest de la ligne verte : une transition des activités d’Est en Ouest et vice versa.
Le programme du Projet :
1- Le centre artistique - Bachoura
Un théâtre, Des ateliers d’artisanat, Des bureaux, Des salles d’exposition , Une médiathèque menant des écrans interactifs, Une bibliothèque, Une Salle d’installation lumineuse cinématographique interactive portant sur l'idée que l'expérience spatiale lumineuse peut être conçue, et comprise comme une série d'évènements réactive computationnelle, Un restaurant pub,
L’emplacement du terrain réjouit d’une percée accentuant la perspective vers le centre-ville, et les différentes entrées du projet s’avèrent modestes, rappel à l'échelle des rues de Bachoura. Ce centre marque un recul remarquable dans le but de créer un dégagement, une piazza, pour attirer l’attention des passants.
2- Le centre historique, le musée – Centre Ville
Des halls d’entrée, Des espaces d’exposition temporaires, Des espaces d’exposition permanentes, Une cafeteria, Un souvenir shop, Des bureaux, Une extension de la médiathèque, Des espaces pédagogiques, Un jardin thématique.
Il possède 2 vocations principales
-pédagogique;
-de sensibilisation consacrée à faire revivre la mémoire par des fonctions annexes où le souvenir trône.
Un élément iconique reliera les 2 volumes, la tour. Il s’agit d’une tour d’espoir, l’espoir des libanais qui se matérialise par la montée. Plus on s’éloigne et plus cet élément semble comme un puits, un puits de souvenir où se trouve gravé l’histoire culturelle de Beyrouth.
 
Centre Culturel Arménien à Bourj Hammoud, By Shady Neemtallah
L’objectif de l’intervention urbaine est de conserver l’identité ethnique, artisanale, commerciale et résidentielle de Bourj Hammoud. Situé sur la façade nord de la ville et parallèle à l’autoroute principale, le site se trouve à quelques secondes de la municipalité, sur le camp des exilés arméniens, le camp Sanjak.  
En 2003, un projet d’utilité publique qui consiste à remplacer le camp par la place saint-jacques vu le jour. En 2006, les habitants ont été émigrés et le camp détruits pour faire place a un quartier moderne qui conserverait quand-même l’identité du lieu. Ce ne fut malheureusement pas le cas, vu que peu de choses on été conservées.
Comment recréer une identité urbaine et protéger son épanouissement des perturbations extérieures ?
Premièrement, et pour bloquer la pollution de l’air et toute nuisance sonore, un bloc administratif est érigé a la limite de l’autoroute principale. Ceci permet aussi la création d’un espace introverti favorisant les échanges culturels et donc l’épanouissement de la communauté concernée.
Un axe piéton viendra renforcer cette dynamique en reliant la nouvelle place avec le souk de Bourj Hammoud, assurant la continuité de l’identité artisanale et commerciale. En fin, Il s’agir de reconstruire le tissu urbain rappelant les ancienne ruelles artisanales détruites, et de reconstituer la morphologie du camp et des anciens souks de Beyrouth.
 
La Mohatara de Tripoli, by Elsy El Sayegh
Le Centre Historique de Tripoli connait des problèmes d’ordres sociaux, économiques et de fonctionnalité, ainsi que des déséquilibres qui se manifestent, entre autres, dans les utilisations de l'espace physique du centre ancien.  Étant donné l'importance historique, symbolique et fonctionnelle de l’ancienne ville, c’est une obligation de reconstituer un équilibre salutaire de ses usages, de ses fonctions et ses conditions de vie.
‘’Architects cannot change the economic system that is causing poverty, and must work within it. But there is plenty of room to imagine and invent scenarios and practical approaches to improve the living conditions in slums...” Lebbeus WOODS
Buts
Développer la ville de Tripoli et Améliorer le niveau de vie dans l’ancienne ville
Aider à combattre le crime et la déviance et Profiter de la main d’œuvre tripolitaine et des ex-détenus dans la production locale
Réutiliser et Reconvertir quelques des anciens bâtis pour des fins qui vont avec les besoins contemporains des tripolitains.
Le Site
-Le site est dans l’ancienne ville, mais à proximité de Qobbé et de la citadelle, reliant le Souk Al-Attarin à la rue touristique de l’Emir Fakher Eddin.
-La présence d’une école abandonnée confère au site un caractère éducatif et culturel L’inexistence d’un centre de loisir et d’une association sociale dans l’ancienne ville justifie la nécessité d’un tel centre
-Le site étant sur le flanc du mont pèlerin (celui de la citadelle), présente une vue panoramique sur toute l’ancienne ville. Le Site est stratégique et facilement accessible.
-Le site se trouve dans un quartier nommé Mohatara. Sachant que « Al Mohatara » est un mot arabe qui veut dire l’engagement dans un débat sans fin
Le Programme
Zones Privées :
Studios d’accueil et Studios pour les volontaires, Zones Techniques, Centre de sécurité.
Zones Semi-Privées
Administration, Centre d’écoute, Zones d’Apprentissage, Ateliers Professionnels polyvalents, Ateliers Artistiques Polyvalents entrant même dans la thérapie.
Zones Publiques
 Zones de Travail, Zones Ludiques et Culturelles, Centre Ludique, Salles polyvalentes, Bibliothèque / Médiathèque, Terrains de jeu/espace d’évasion.
Le Principe d’ intervention
“The scar is a mark of pride and of honour both for what has been lost and what has been gained. To accept the scar is to accept existence healing is not illusory cosmetic process, but something that by articulating differences - both deeply-divides and joins together.” Lebbeus WOODS
-La démolition de quelques les rajouts et constructions en béton le long de la rue de l’Emir Fakhereddin
-La reconversion des anciennes demeures en bureaux le rajout en béton à l’école serait évidé.
-Il ne garderait que sa peau. Mémoire d’une époque d’anarchie « dépassée ».
-Les dalles de cet immeuble seraient remplacées par de nouvelles, supportées par une nouvelle structure rappelant les passages sous arcades des ruelles étroites.
-La restauration et réutilisation des magasins le long du souk une extension des magasins serait prévue au toit de l’existant. Contraste prévu en termes de matériau, de formes et de texture.
Approche
Le concept de dialogue, issu du nom même de la région, se concrétise par :
-Les contradictions spatiales et volumiques
-L’existant (la droiture), Le Nouveau (la cassure)
-L’agressif et le fragile par ces passerelle fines capables de passer à travers un volume rigide et existant depuis des siècles.
-La distribution des fonctions
-L’existant conserve ses magasins auxquels s’ajoutent des ateliers locaux, caractéristique de l’ancienne Tripoli. L’école ottomane est réutilisée.
 Le nouveau volume constitue l’intégration non seulement d’une nouvelle architecture, mais aussi l’intégration de nouveaux ateliers, d’un nouveau savoir faire au centre de l’ancienne ville tel que la peinture, le théâtre et le conservatoire.
-Les circulations
Le projet épouse la pente. Le nouveau respecte l’ancien, il se fond à ses côtés et lui est relié par de petits escaliers et par des passerelles de forme irrégulière : système languette-rainures. Le Langage ainsi obtenu est Horizontal portant en lui la mémoire de lieux et un effet de surprise. L’escalier principal reliant les deux partitions du projet remplace un escalier existant. Cet escalier flotte au dessus des volumes gardant toujours sa fonction principale: relier la rue Emir Fakhereddin à Mouhaytra. Comme pour la majorité des escaliers tripolitains, il est doté d’accès latéraux.
-Par la forme des ouvertures 
Les ouvertures rappellent les muḥawwiṭa et sont conçues comme une nouvelle typologie de moucharrabiya.
-Par les murs
“I also agree that walls are often used to divide people. This work and others are meditations on how walls can unite them” Lebbeus WOODS
Le projet est bordé de deux murs existants, par une zone tampon que forme l’existant du côté du souk Al Attarin. La façade principale du côté de la rue Emir Fakhereddin est aveugle. Le projet est introverti portant il présente des percées vers la citadelle et vers le souk au delà des murs. Les entrées anciennes sont toutes conservées.
-Par la matière
Le matériau utilisé dans les ouvertures et les balustrades rappelle le cuivre. Tripoli est connue pour le cuivre qu’elle exploite. D’ou l’usage du cuivre dans le projet afin d’encourager la production locale.
 

For more information

 
Tel +961 (0)1 426 032 Fax +961 (0)1 426 032
 
URL www.archileb.com
 

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Comments

  1. fadi

    creative and inspiring project

  2. danielle

    best projects ever!!! you deserve all the best guys!

  3. Yara

    Nancy Azar your project is amazing! Best of luck!

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