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Reconnexions Urbaines Dans Un Tissu En Mutation : Le Cas de l’Avenue Georges Haddad à Saifi - LA RUE DU FUTUR

Architect:
 

Thématique du Concours

RECONNEXIONS URBAINES DANS UN TISSU EN MUTATION
LE CAS DE L'AVENUE GEORGES HADDAD, SAÏFI

Proposition gagnante

« LA RUE DU FUTUR »
Clin d’oeil sur l’oeuvre d’Eugène Hénard [1910] portant ce même titre.
Equipe de l’Institut d’Urbanisme de l’ALBA

Céline MELHEM [architecte]
Ghada Torbey [paysagiste]
Tarek ElKASSOUF [architecte]
 
Enseignant

Jihad KIAME [architecte urbaniste]
 
Circonstances du concours

L’Institut d’Urbanisme de l’Académie Libanaise des Beaux‐arts [IUA‐ALBA‐Université de BALAMAND], en collaboration avec la Société de développement et de Reconstruction du Centre‐ville de Beyrouth [SOLIDERE], a organisé à Beyrouth la deuxième édition des Ateliers de l’APERAU‐AMO [Association pour la Promotion de l’Enseignement et de la Recherche en Aménagement et Urbanisme, Section Afrique et Moyen‐Orient] du 19 au 26 mars 2012, autour du thème : « RECONNEXIONS URBAINES DANS UN TISSU EN MUTATION: LE CAS DE L’AVENUE GEORGES HADDAD A SAÏFI ».
 
Organisation et Calendrier

Neuf Equipes internationales encadrées par leurs Enseignants respectifs, ont participé à l’Atelier en question selon le calendrier suivant :
* Lundi 19, arrivée et accueil des Equipes.
* Mardi 20, présentation du projet du Centre‐ville de Beyrouth aux locaux de SOLIDERE par MM. Nabil RACHED [Responsable Relations Presse] et Bachir MOUJAES [Directeur du Département du Design Urbain] et 1ère visite du site.
* Mercredi 21, Jeudi 22 et Vendredi 23, travail intensif aux ateliers de l’ALBA.
* Samedi 24, rendu des propositions des Equipes, présentations au Jury et remise des prix.
 
Constitution du Jury

Mme Naima CHABBI‐CHEMROUK, Présidente du Bureau de l’APERO‐AMO.
M. Ziad AKL, Directeur de l’Institut d’Urbanisme de l’ALBA.
M. Bachir MOUJAES, Directeur du Département du Design Urbain de SOLIDERE.
M. Robert SALIBA, architecte urbaniste.
 
Résultat de la délibération

A l’issue du concours, l’Equipe lauréate fut celle de l’Institut d’Urbanisme de l’ALBA [Université de BALAMAND], formée de Céline MELHEM, Ghada TORBEY et Tarek EL‐KASSOUF, encadrée par M. Jihad KIAME [architecte urbaniste, enseignant à l’Ecole d’Architecture et l’Institut d’Urbanisme de l’ALBA].
 
Deux autres prix ont été décernés

Le deuxième, à l’Equipe de l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement du Territoire de l’Université Libre de Bruxelles, formée de Sarah RENOUARD, Luiza NICOLAE et Gilles BOKA, encadrée par M. Huart THERRY.
Le troisième, à l’Equipe de la Faculté de Géographie et d’Aménagement de l’Université de Strasbourg [France], formée de Thomas HEIDERICH, Emilie BAUR et Nicolas ENHARD, encadrée par M. Alexis CONESA.
 
 
La proposition de l’Equipe Lauréate [IUA–ALBA–Université de BALAMAND]
 
Tel que noté par le Jury, le point distinctif de la proposition élaborée par l’Equipe est sa mise en contexte concomitante : métropolitaine et locale. L’Equipe a réussit par conséquence à apporter des solutions visant des échelles multiples, en mettant la question des déplacements au coeur de la problématique identifiée. Ici‐bas le texte remis avec la proposition.

l'Avenue Georges Haddad qui fait 800 m de long et atteint des largeurs de 45 m
CADRAGE GENERAL
Grand Beyrouth
Occupant une surface d’environ 250 Km2, le Grand Beyrouth s’étale à une cadence inquiétante. La croissance urbaine se poursuit dans la fragmentation et la spontanéité au détriment des spécificités naturelles de son site et de son territoire. Le gaspillage se présente sous multiples formes : espaces, ressources et énergies.
Beyrouth-Ville
Cloitrée au sein de ses limites administratives sur environ 10% de la surface de la région métropolitaine, Beyrouth-ville se trouve obligée à constamment renouveler son tissu urbain obsolète, requalifier ses espaces de valeur et accroitre son parc immobilier ; actions menées suivant des stratégies sur-mesure, souvent mal coordonnées. Les grands absents sont LES INFRASTRUCTURES, notamment les Transports en commun.

Limites du Grand Beyrouth et limites municipales de la ville
Le Centre-ville
Objet d’une grande opération de reconstruction d’après guerre, le Centre-ville reflète franchement de nos jours un décalage qualitatif vis-à-vis des espaces péricentraux. Le court terme ne pouvant plus satisfaire, ce centre doit être repensé en fonction des rapports durables à entretenir avec son environnement.
L’Avenue Georges Haddad
Le périmètre de notre étude, ayant [probablement] inspiré la thématique de l’Atelier, se met à la disposition des différents acteurs pour l’élaboration d’une vision, d’un programme et d’un projet dont la portée est souhaitée double :
1/La restructuration de liaisons intra urbaines pertinentes,
2/ La reconstitution de liaisons Métropolitaines et Régionales efficaces.
[Ceci sans aucun conflit d’usage]
A partir de cette mise en contexte, toutes échelles confondues, la proposition a voulu simuler les potentialités latentes de l’un de nos multiples espaces urbains « en panne ». L’objectif: intégrer couches et composantes nombreuses pour passer de la « sous-exploitation urbaine » à l’espace urbain entier et durable.

Analyse morphologique du tissu: ilots, parcelles, bâtis et voiries
POSITION DE L’EQUIPE
La proposition visionnaire de 1910 de l’architecte urbaniste français Eugene Hénard, anticipait sur les problèmes de fonctionnement de la ville induits par les seules exigences du transport. Elle prône par conséquent un modèle de rue synthétique où toutes les échelles s’articulent harmonieusement. L’idée de « La Rue du Futur »constituera en quelque sorte la toile de fond de la pensée urbanistique soulignant la proposition de l’équipe.

Une épaisseur programmatique pour l'avenue
Le vide sans valeur
A l’égard de la valeur historique de la Place des Martyrs, vide urbain majeur de la ville de Beyrouth, le choix urbanistique [en termes de design] favorisera une implantation réduisant l’échelle de l’espace de l’Avenue. Le parallélisme de vide est donc à éviter.

Place des martyrs / Avenue Georges Haddad: un parallélisme à éviter
De l’Inexploitation à la Densité
Il est sans doute possible de densifier le tissu urbain au sein de l’espace de l’Avenue par une insertion adéquate, tout en le rendant désirable. La densification est en effet considérée comme l’un des meilleurs moyens pour lutter contre l’étalement urbain. Telle que nous l’envisageons, cette densification introduit une mixité fonctionnelle [commerce, salles d’expositions, pépinières d’entreprises, Gare d’échange...] pour faire du projet une nouvelle « centralité », linéaire.

Densification du tissu par le programme
De la Densité à l’Intensité
Intégrant au sein de sa structure tout type de circulation, à savoir, voirie rapide, Tramway, LRT, voirie locale et modes doux, le projet sera caractérisé ainsi par un espace intense où les flux sont tissés, voire tressés, loin des conflits d’usage et des croisements vulnérables.

Le mouvement des transports en commun incitera les “happenings” dans la ville
L’échelle retrouvée
Occupant l’espace du « terreplein », le projet proposé sectionne longitudinalement l’Avenue Georges Haddad, générant par conséquent deux rues parallèles prises chacune entre deux façades commerciales et d’activités diverses. On y retrouve les dimensions très appréciées de plusieurs voies radiales dans la Capitale, telles que Bliss, Mar Elias, Basta, Monot, Gouraud et Pasteur.

L’Avenue Georges Haddad devient Quartier, une gare fera l’articulation entre le quartier et la ville

 

 

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