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La Géographie Subjective dans quelques Romans de Richard Millet

Subject: Literature and space
 
Author: Nayla Tamraz
 

« En Occident, je suis condamné au récit, à la mémoire, à la mortification : c’est ma faiblesse d’homme. En Orient, je cesse d’errer en moi-même ; je vais vers le poème que je n’écrirai pas, vers l’enfant que je fus »[1].

Deux versants, ou encore deux « côtés » cohabitent dans les romans de Richard Millet : le côté de Viam, et le côté de Beyrouth. Entre ces deux imaginaires surgit un univers romanesque que l’on parcourt en empruntant des chemins différents : celui qui descend vers le centre où se réveillent les fantômes du passé et les voix qui se sont tues, et l’autre qui remonte vers le jour, vers la lumière du levant, et vers Beyrouth. Les romans « beyrouthins » s’inscrivent en effet dans une narration allégée, apaisée, voire émerveillée face à la redécouverte du monde, et se démarquent des romans « corréziens » de facture plus dense et souvent plus complexe.
 
Il peut paraître dès lors intéressant de mettre en valeur les mécanismes qui sous-tendent la représentation spatiale dans les romans de Richard Millet[2] et qui aboutissent à la mise en place d’une géographie subjective, pour montrer en contrepoint la géographie sur laquelle se détachent les romans libanais et qui dessine dans l’univers littéraire une véritable cartographie, ou encore, une « géographie magique ».
 
 
I- La géographie subjective chez Richard Millet
 
1-Le sentiment du Monde
S’il est un sentiment qui préside à l’œuvre de Richard Millet, on pourrait dire que c’est le sentiment du monde, le monde dans ce qu’il ouvre de possibles, mais aussi dans ce qu’il offre comme pièges où l’identité se perd et s’enlise, et se fond dans des espaces qui n’ont plus l’air que d’être des points sur des cartes, se déréalisent et dès lors deviennent fictifs, plus fictifs que la fiction elle-même.
 
Les romans de Millet ouvrent des espaces multiples, se déploient sur la toile de fond du monde, sur une cartographie minutieuse et détaillée, détaillée jusqu’au morbide, qui nous prend de la France au Canada, à l’Irlande, à la Louisiane, jusqu’à Damas, Alep, Beyrouth, en passant par la Pologne, la Hollande, le Danemark, mais aussi New York, l’Amérique du sud, l’Australie, l’Afrique…
 
Certains espaces sont eux-mêmes soumis à une cartographie exhaustive comme le Canada, avec le Saint-Laurent, la Gaspésie, Rimouski, Saint Romuald, Vancouver, Alberta, Manitoba, Montréal, Dollard-des-Ormeaux, Sainte- Agathe- des- Monts dans les Laurentides, Westmount, Toronto, etc.…ou encore comme la France avec Toulouse, le canal du Midi, les bords de la Garonne, mais aussi Bordeaux, Montpellier, et surtout Paris, dans une promenade qui nous mène de Châtelet les Halles jusqu’à la rue de Bretonvilliers dans l’île Saint-Louis, en passant par le Boulevard de la Bastille, la Seine, le jardin des Plantes, la Gare d’Austerlitz, la place de l’Hôtel de Ville, Notre Dame, le pont de Sully, les tours de Montparnasse, le pont des Arts, les Tuileries, Montmartre…dans un parcours vertigineux et labyrinthique où on revient toujours à l’île Saint-Louis, insulaire comme un nombril en plein Paris, lieu central en tout cas, au centre de l’univers romanesque et pendant parisien de Siom.
 
« Mon vaste et clair appartement, nous dit le narrateur ( …), donne sur les toits de la gare d’Austerlitz, n’ayant en bon siomois (…), jamais voulu trop m’éloigner des trains qui puissent me ramener sur les terres où je suis né, au plus haut de la montagne limousine »[3]. Nous suivrons ce train qui, comme un cordon ombilical, nous prend vers cet autre centre du roman, qu’est Siom.
 
Plusieurs romans de Richard Millet ont pour cadre le village de Siom, pendant littéraire de Viam, notamment La Gloire des Pythre (1995), L’Amour des trois sœurs Piale (1997), Lauve le pur (2000), Ma Vie parmi les ombres (2003)… six épopées corréziennes qui n’ont pas fini de revenir sur une obsession qui, à son tour, continue d’alimenter l’univers romanesque de Millet. Car dans cette vaste composition aux modulations spatiales multiples, revient Siom, dans une cadence régulière et dans un incessant retour du même ou, si l’on préfère, comme un thème musical, une voix ténébreuse qui sous-tend toutes les autres, qui n’a pas fini d’être exorcisée, et dont on entend les résonances jusque dans ses romans beyrouthins.
 
Les romans de Richard Millet nous conduisent dans le labyrinthe du monde, jusqu’à des profondeurs où l’écrivain invite le lecteur à s’enfoncer et se perdre avec lui, jusqu’ « aux gouffres profonds de la nuit siomoise »[4], « la grande nuit siomoise »[5], « le grand silence siomois »[6].
 
Dès lors, le narrateur nous transporte dans sa géographie imaginaire et intime où les espaces se décomposent, se recomposent, et en définitive constituent ce que l’on pourrait appeler l’espace du roman.
 
2-La décomposition du monde
L’espace siomois est un espace morbide, un espace où l’on meurt, un espace qui se ramasse et se referme sur lui-même comme un nombril et où, comme un oiseau de proie qui tournoie dans son ciel, on ne peut que « tomber dans son propre cri »[7], un cri dans lequel on s’origine et dans lequel on s’abîme, et qui ferme l’espace sonore sur lui-même.
 
Siom est le lieu où l’on meurt avant d’avoir vécu.
 
Siom est alors l’espace qui explose dans le roman en de multiples espaces disséminés. Et c’est dans ce double mouvement centrifuge et centripète, dans cet incessant va-et-vient de Siom vers le monde et du monde vers Siom que se construit le roman. La géographie milletienne est une géographie éclatée, dépecée « comme un dieu de l’ancienne Egypte »[8], morcelé, disséqué jusqu’à ne plus exister, que comme un lieu où les identités, à leur tour, se désagrègent. N’étant ni d’ici, ni d’un ailleurs qui menace son intégrité, entre dilution et décomposition, entre deux impossibilités ou entre deux néants, le personnage chez Millet est confronté à un « nulle part » qui est finalement celui de son vide existentiel.
 
D’emblée la rencontre entre les personnages est impossible, et leur dialogue vain, car il s’agit d’un dialogue entre des espaces qui renvoient chacun à son individualité et sa solitude irréductibles. L’expérience géographique se confond avec celle de la tragique solitude. L’unité spatiale est une utopie qui renvoie à une autre utopie, celle du couple, celle de l’amour.
 
3-La recomposition du monde
Condamnés au morcellement, il n’y a point d’autre salut pour les êtres milletiens que l’espace symbolique. C’est, pour le narrateur, l’espace de la musique où s’écoute la « voix (…) intérieure et venue d’espaces inconnus (…), pleine de détresse, comme si elle avait traversé non seulement l’espace qui sépare Toulouse des autres terres limousines, mais le temps »[9], c’est aussi l’espace du roman qui englobe et réunit tous les espaces disséminés, celui de l’écriture enfin dans laquelle se ramassent tous les espaces-mondes, de l’écriture comme remède au morcellement, à cette angoisse plus forte que la mort elle-même, l’angoisse de ne pas être.
 
Dès lors, le monde se recompose puisque, que l’on soit à Québec ou à Siom, le ciel bleu soulève la même détresse, que le crépuscule est le même à Paris ou à Montréal, que les odeurs sont les mêmes à Paris, à Toulouse et à Siom, que le granit limousin se trouve aussi au Québec, que les femmes éveillent les mêmes émotions à Paris et à Copenhague, que les maisons se ressemblent à Venise et à Beyrouth…éléments issus de la mémoire, recomposés par elle, dans cet espace unique où les mondes se superposent et qui est en définitive celui du roman.
 
De ces multiples mondes qui se décomposent et se recomposent et qui s’esquissent dans le roman comme autant d’histoires, autant de possibles et autant de voyages, il y en a un que l’auteur nous invite à faire et qui nous mène d’un versant de son œuvre à l’autre, du côté de Beyrouth où les maisons ressemblent tant à celles de Venise, vers l’autre lieu de son autre enfance méditerranéenne et orientale.
 
 
II- Du côté de Beyrouth
 
1-Le voyage en Orient
L’écriture de Beyrouth s’inscrit dans un vaste voyage intérieur et littéraire qui mène de la voix ténébreuse de la terre à l’expérience lumineuse du ciel et dont la narration semble témoigner d’une forme d’apaisement.
 
De L’Invention du corps de Saint Marc (1983) à Beyrouth la séparation (1986) et Un Balcon à Beyrouth (1994), au voyage intérieur enfin de L’Orient désert (2007), le topo libanais revient dans une quête inassouvie de l’enfance.
 
Ce voyage s’inscrit d’emblée dans l’imaginaire des voyages en Orient –nombreuses sont d’ailleurs les références et les dédicaces à Nerval, Volney, Barrès, Flaubert, Lamartine, à « l’Orient des écrivains d’autrefois »[10]- et dans une géographie orientale qui nous prend, dans L’Orient Désert, « du haut Limousin à l’anti-Liban »[11], vers la Cilicie, Antioche, la région d’Alep et les ruines de la basilique Saint Siméon, Maaloula et le couvent de Saint Serge, Damas, Homs, Hama, Palmyre, aux sources de l’Oronte jusqu’à l’Euphrate, la Turquie, la Jordanie, Jérusalem, l’Arménie et le mont Ararat…vers le Liban, destination hallucinée, « dont nulle écriture ne saurait apaiser la véhémence »[12], où le rêve oriental se superpose à celui du retour, et où le mythe collectif cède sa place à l’ imaginaire intime et à la mythologie personnelle : « Je n’aurai pas cherché à évoquer le « pittoresque » d’une ville orientale. Je n’aurai pas « décrit » d’églises, de demeures de style libanais, de mosquées (…) J’aurai parlé d’une ville enfouie en moi »[13].
 
La traversée de « l’orient désert » prend alors l’allure d’un voyage initiatique, une quête qui commence sur l’escalier qui, à la station Auber, dans le ventre fétide de Paris, conduit vers la direction Balard « ce jour d’hiver où j’ai lu sur le rebord incurvé d’une marche, inscrit au feutre noir, en lettres épaisses, dans le style des tags, ce nom « Beyrouth » qui ne pouvait que m’émouvoir, à cause de mon enfance libanaise(…) Un signe, donc, à moi seul adressé, à la façon de l’étoile suivie dans Aurélia par Nerval s’en allant « vers l’Orient » »[14], une quête donc qui le prend « le plus loin possible de l’enfance, soit encore tout près de l’origine, dans ce frémissement du temps où je n’existe pas encore »[15], vers le Liban, vers Beyrouth.
 
2-La cartographie de Beyrouth
« Liban, Liban : ainsi se nomme l’autre terre de mon enfance »[16].
 
Ce voyage au cœur de l’Orient qu’est pour le narrateur le Liban se déploie selon un itinéraire qui n’épargne aucun lieu : Byblos, Saida, Tyr, Tripoli et ses orangeraies, Amchit et le tombeau d’Henriette Renan, Jounieh ses putains ukrainiennes et son port, le Sannine vu de la terrasse du Parc des Pins, les Cèdres, Faraya, Laqlouq, et leurs stations de ski, le Akkar et ses châteaux forts, Afqa et sa source du fleuve Adonis, la Sainte Vallée de la Qadicha, Nahr-el-kalb dont la rive gauche est constellée d’inscriptions, et, pêle-mêle, Damour, Jiyyeh, les collines du Metn, le Chouf, Zahlé, Jezzine, Bkassine, Maghdouché, Nabatiyé, Ghazir…etc…presque une carte touristique ou un guide bleu, véritable carnet de bord dont le centre, évidemment, est Beyrouth.
 
La narration de Beyrouth secrète un espace, définit des itinéraires qui se déroulent comme une carte, livrant le lecteur à un travail d’arpentage et de repérage topographique, dans une errance à la fois géographique et textuelle. Aussi l’itinéraire beyrouthin se dessine-t-il partant de Ras Beyrouth avec le Sporting Club, le Long Beach, la grotte aux pigeons, vers les plages de Khaldé, le Saint-Michel et le Saint-Simon à Ouzaï, la rue Hamra, le carrefour de Bab Edriss, Achrafieh, Gemmayzé, Manara, Basta, Mazraa, la rue de Damas, la place du Musée, la forêt des Pins,le quartier Badaro avec la pâtisserie La Baratte, le magasin d’articles de sports Choses et la librairie Sélection, l’église de l’université Saint-Joseph, le collège de La Salle rue Gouraud, le lycée franco-libanais de la Mission laïque française, Furn-el-chebbak, la Cité sportive, Souk el Tawilé, la place des Canons, le Starco, les hôtels Saint-Georges, Holiday Inn et Phoenicia, Ain-el-Remmaneh, la ruelle qui descend vers l’hôtel Dieu, rue Abdel wahab el Inglisi et le restaurant Al Dente, la grande avenue Sami Solh qui aboutit au rond-point Tayyouni, la librairie Orientale, la Faculté française de médecine, les trois cimetières de la rue de Damas, la rue Monot, la rue des bordels, l’université américaine, Borj Hammoud, l’ovoïde City Center, Souk el ahad, le carrefour Sodéco, la place Sassine et le restaurant The Chase, l’hôtel Alexandre…etc, parcours labyrinthique ici encore, qui revient constamment sur lui-même et ce jusqu’au vertige, mêlant le passé et le présent dans une célébration sans cesse renouvelée des espaces vécus et un verbe inépuisable.
 
3-La géographie magique de Beyrouth
La géographie de Beyrouth est une géographie magique. Magique dans la mesure où elle ne s’épuise pas, égrenant sans fins des lieux qui finissent par estomper les limites de la carte pour la recomposer encore et encore, la dilater et la superposer à d’autres lieux, surgis d’ailleurs ou du passé, jusqu’à les dissiper comme un mirage…elle est invocatoire.
 
Les romans se construisent en effet dans cette perpétuelle épiphanie des espaces autres vers lesquels conduit la rêverie beyrouthine, dans une démarche qui ressemble fort –cela a déjà été dit- à la démarche proustienne. Aussi la rêverie se porte-t-elle souvent sur les mots qui établissent des rapports phoniques de rapprochement, voire de superposition, entre Beyrouth et Bayreuth, Baalbeck et son homophone proustien de la côte normande, ou encore comme la Cilicie qui dans un jeu d’échos nous prend en Silésie, noms propres « qui proposent un incertain territoire rassemblant l’Orient et l’Occident »[17], les mots ouvrant des espaces où les sons composent des mondes.
 
On pourrait également évoquer l’arak, cet alcool anisé qui fonctionne comme une petite madeleine, et dont la fraîcheur ou la couleur blanche renvoient par analogie à « la toute proche montagne en même temps que celle (…) de (son) limousin natal »[18], ou encore le silence de Jezzine qui comme celui de Viam, permet d’entendre les battements du cœur et le bruit de l’innocence[19], jusqu’au magnifique tableau synesthésique que permet de composer la couleur verte d’Achrafieh : « Jamais je ne la trouverai mieux incarnée que dans certaines ballades du jazz des années 60, qui me font tout voir, le cœur battant, en un délicieux vertige, tel crépuscule d’hiver dans Beyrouth-Ouest avec, en surimpression, je ne sais quels quartiers de New York, de Paris et de Toulouse, et, dans la nuit qui vient, le sourire d’une femme inconnue mais qui pourrait s’incarner à peu près dans le visage d’Audrey Hepburn, de Monica Vitti ou de Jeanne Moreau »[20], univers que le narrateur contemple du haut de son Balcon à partir duquel il voit le Monde.
 
Aussi le voyage dans Beyrouth est-il surtout un voyage dans le temps, voyage dans l’espace mental de l’enfance et où le narrateur tente de se réapproprier l’espace perdu. Ainsi, « parmi les cris d’enfants qui s’étouffent dans le brouillard, des chants d’oiseaux, des appels lointains des voitures, des inflexions des voix anciennes dans le sommeil qui vient, je m’abandonne au lent glissement de l’après-midi sur les pentes boisées ; j’ai retrouvé une demeure semblable à celle que je croyais avoir à jamais perdues, mes yeux se ferment, je tombe doucement dans le sommeil de mon enfance »[21], vers un espace de songes, effacé de la carte que le roman avait pourtant mis tant de soin à constituer, vers un autre qui, au bout du compte, relève d’une géographie onirique.
 
Comme dans une boite magique où les chambres s’emboîtent et ouvrent sur des mondes imprévisibles, l’espace s’ouvre sur d’autres espaces désormais sans repères, comme dans cette maison près de Verdun (…) ou de Clemenceau qui « continue de s’enfoncer dans la nuit de la ville où l’enfant guide l’homme triste et désillusionné, de pièce en pièce, jusqu’au plus profond d’elle-même, en cette chambre où gît le secret des premières années, tout comme au fond des puits funéraires de Byblos les sarcophages royaux »[22]. Peu importe dans quelles zones de la conscience ou de l’inconscient on se trouve embarqué, puisque les couloirs mentaux communiquent entre eux : « Je ne reconnais pas ce jardin public avec ses palmiers maigres et ses pelouses sèches. Je ne chercherai d’ailleurs pas à le nommer : ces noms soudain cessent de compter et il me faut laisser se confondre avec ce jardin l’image d’un autre jardin beyrouthin, du côté d’Achrafieh, où nous venions mon frère et moi, le jeudi après-midi, louer des bicyclettes anglaises sur lesquelles nous parcourions des allées plus sombres que celles-ci, à moins qu’elles ne soient assombries par le souvenir, plus lointain encore, d’autres allées profondes : celles d’un jardin public à Toulouse, où j’appris que jouer est une tâche solitaire et grave »[23].
 
L’écriture de Beyrouth est une écriture pacifiée, délivrée des monstres qui habitent les souterrains de l’enfance limousine. Si les procédés de la représentation spatiale sont les mêmes qui président à la composition des romans « français », ceux des écrits libanais s’inscrivent toutefois dans une écriture des origines qui trouve ici son expression la plus euphorique. Le labyrinthe beyrouthin n’est pas celui dans lequel on se perd, mais bien plutôt celui dans lequel on se retrouve, et à l’issue duquel s’effectue une lente remontée vers la lumière. C’est sans doute dans cette perspective qu’il est possible de comprendre la quête spirituelle qui anime l’Orient désert. On peut certes se demander dans quelle mesure l’espace perdu et retrouvé n’est pas finalement celui du roman… La géographie de Richard Millet, réelle et imaginaire, objective et subjective, lucide et onirique, est une géographie littéraire où le lecteur avance dans des méandres tracés par les phrases et par les mots et dans lesquels, lui aussi, trouve son chemin.
 
Nayla Tamraz
Professeur à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth
Chef du Département de lettres françaises
Article paru dans Travaux et jours, numéro 81, 2008-2009, pp 65-73
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[1] Richard Millet.- L’Orient désert.- Paris: Mercure de France, 2007, p.12
[2] Nous appuierons les propos de cette première partie sur La Voix d’Alto.- Paris : Gallimard, 2001.
[3] Richard Millet.- La Voix d’alto.- Paris: Gallimard, 2001, p.14
[4] Id.- p.35
[5] Id.- p.106
[6] Id.- p.290
[7] Id.- p.64
[8] Op. cit.- p.90
[9] Op.cit.- p.116
[10] Richard Millet.- Beyrouth ou la séparation.- Paris: La Table Ronde, 2005, p.15
[11] L’Orient désert.- op.cit, p.23
[12] Beyrouth ou la séparation.- op.cit, p.15
[13] Id.- p.74
[14] L’Orient désert.- op.cit, p.11
[15] Id.- p.85
[16] L’Orient désert.- op.cit.- p.24
[17] L’Orient désert.- op.cit.- p.61
[18] Beyrouth ou la séparation.- op.cit.- p.60
[19] Un Balcon à Beyrouth.- Paris: La Table Ronde, 2005.- p.164
[20] Id.- p.97
[21] Id.- p.230
[22] Un Balcon à Beyrouth.- op.cit.- p.179
[23] Id.- p.128

 

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